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J’ai eu le bonheur de recevoir Marrie-Ève photo pour parler d’univers visuel. Dans cette première partie, elle aborde les éléments qui composent l’univers visuel et de l’importance de celui-ci dans le rayonnement d’une entreprise. J’ai également eu envie d’en apprendre plus sur son parcours d’entrepreneure en photographie depuis 2013.

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Transcription

Aujourd’hui je reçois Marrie-Eve Larente, photographe et experte en univers visuels, pour décortiquer et apprendre un peu plus sur ce que c’est que l’univers visuel.

 

Bienvenue sur le podcast 180 Degrés ! Mon nom est Mélanie Halley, et je suis consultante en marketing web. J’ai fondé mon entreprise, Synapse Marketing, dans le but d’accompagner les PME à se tailler une place de choix parmi les géants ! J’offre mon expertise aux entrepreneurs afin de réaliser une transition web cohérence, en mettant en place des stratégies marketing intègres et authentiques, qui font rayonner leur entreprise et assurent leur croissance.

 

Le podcast 180 Degrés vous présente des modèles d’affaires inspirants, des conseils et des pratiques gagnantes, en plus de mettre en lumière les PME d’ici qui, comme vous effectuent un virage numérique. Bienvenue dans l’univers de 180 Degrés !

 

Alors bonjour tout le monde ! Aujourd’hui, j’ai le bonheur et l’immense plaisir de recevoir Marrie-Eve Larente, qui est photographe mais aussi spécialiste de l’univers visuel. C’est vraiment un sujet dont on va parler aujourd’hui dans cette première partie d’entrevue. Alors officiellement bonjour Marrie-Eve ! Comment vas-tu ?

 

Hello ! Ça va bien et toi ?

 

Ça va super bien. Merci d’avoir accepté l’invitation. Donc tu es officiellement la première entrevue enregistrée sur le podcast 180 Degrés.

 

Ouhou !

 

On fait la danse ! Vous ne voyez pas mais on danse. Donc comme je l’ai dit dans l’introduction, tu es photographe. Ça reste un métier qui est assez traditionnel dans son modèle d’affaires. Et ce que j’aime beaucoup dans ton approche, c’est que t’as vraiment trouvé une façon d’intégrer le web dans ton marketing, dans ton offre de service, et tout ce qui entoure la création d’univers visuels. C’est un point important qui te distingue dans le monde des photographes. J’ai envie donc de t’entendre sur c’est quoi l’univers visuel. Qu’est-ce que ça comprend ? Explique-nous là.

 

En 2013, j’étais en coaching, et je regardais les photos corporatives qui se faisaient, et je n’étais pas tant allumée. Je ne voulais pas croire que j’allais faire des photos corporatives. Sauf que moi, ça me passionne sûrement, et tu vas me comprendre là. Ca me passionne de voir les entrepreneurs grandir, et de les aider justement à travers leur entreprise et tout ça. Et je ne pouvais croire que les photos que je prenais allaient toutes se faire avec un veston et une cravate, et avec les mêmes poses… J’ai donc essayé de savoir ce qu’on peut faire pour se différencier. Avec l’aide de ma coach qui m’a vraiment guidée vers les univers visuels, j’ai créé comme un genre de processus qui est vraiment né de mon intuition. Je n’avais aucune idée dans quoi je m’en allais. J’ai vraiment juste suivi mon good feeling en créant un processus de questions, des étapes, et c’est ce qui a fait en sorte que l’univers visuel est né. C’est quoi un univers visuel ? C’est que ça va rechercher toutes les sphères autour de toi : ta personnalité en premier lieu, ta mission, tes valeurs (comme ce qu’on voit dans tous les coachings), mais aussi les valeurs que ton client associe avec toi. C’est vraiment un genre d’accompagnement photographique qui vient englober toute la personne que tu es, mais aussi la personne que ton client est. On vient joindre ça ensemble pour faire l’univers visuel. Comment tu fais pour aider ton client ? On va le savoir en premier lieu, puis le mettre en image par la suite.

 

C’est un processus qui est très introspectif. Ça ne prend pas une heure en fait !

 

Non, ça prend environ un mois à faire. Mais tu sais, je ne veux pas non plus que le monde se dise que c’est trop intense. Tout entrepreneur peut le faire. Se poser les bonnes questions au bon moment, et justement cibler ce que tu veux faire dans ton marketing. Qu’est-ce que tu veux faire ? Qu’est-ce que tu veux projeter ? Est-ce que c’est ton image à toi, ou une image projetée à la mode de ce qui se fait ?

 

Parce que j’imagine que si on ne fait pas cette réflexion et ces procédés, on arrive à la séance photo sans préparation, et on finit par faire des posts qu’on voit un peu partout. Je pense que c’est ça que tu voulais éviter, de toujours faire la même affaire.

 

Oui. C’est sûr qu’en photographie, ce n’est pas tout le monde qui fait des univers visuels. C’est sûr que j’en fais, des séances photos régulières. On s’en va dans un café, et je te fais des photos où tu es en train de travailler, un peu comme ce qu’on voit partout, si c’est ça ce que tu veux. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à aller aussi loin dans un univers visuel. Tout dépend de là où t’es rendu dans ton entreprise. L’univers visuel va se présenter à toi quand tu vas être prête à y aller.

 

Je comprends. C’est comme une formule d’accompagnement que tu fais sur une longue période. Tu m’as parlé d’un mois, je ne sais pas si c’est standardisé comme truc.

 

On a une première rencontre, et une deuxième rencontre après une semaine ou une semaine et demi, pour laisser le temps au processus de sphères, et laisser le temps pour trouver des éléments. Par exemple, en faisant un univers visuel avec une cliente, il a fallu faire du copywriting en allant dans quelque chose de ludique, mais sans que ça soit une fille devant son ordinateur et son clavier. Elle avait sa façon à elle de se présenter, et c’est cette façon-là qu’il faut chercher. Si je te fais une rencontre aujourd’hui et une autre demain, tu n’as pas le temps de réfléchir ou de respirer dans ce processus. Du coup, on a une rencontre en une semaine ou une semaine et demi. Et puis, lors des dernières semaines, tu me remercies pour l’espace qu’il y a, parce qu’il faut courir pour acheter ton linge et ton maquillage. Il y a un petit peu de préparation aussi là-dedans.

 

Je me souviens quand j’avais fait ma séance, je n’avais pas pris d’accompagnement, j’avais juste pris une séance photo. Et là, il a fallu réfléchir aux accessoires à amener. J’étais un peu toute seule à y réfléchir. Je pense que c’est une belle force en fait. L’accompagnement est un bel avantage que tu offres, parce que ce n’est pas tout le monde qui sait exactement comment refléter son brand et son entreprise en photo. Au moins, quelqu’un qui ne s’y connait pas peut juste te faire confiance et tout te laisser entre tes mains.

 

Oui. Mais c’est correct aussi de passer par le rythme de la séance photo régulière. Il faut passer par là. Parce que d’une manière ou d’une autre, il faut que tu brises la glace. Il faut que tu sois capable d’être en avant d’une caméra. Je ne dis pas que c’est hyper difficile, mais au moins, il faut aller briser la glace en allant dans un premier rendez-vous photo. Ton deuxième va être mieux. Plus tu feras des séances photos, moins il y aura de glace, et plus tu vas te faire du fun. Quelqu’un m’a demandé combien de séances photos il faut faire. Bah, le plus souvent que possible !

 

Il faut prendre l’habitude.

 

Ce n’est pas pour mon portefeuille que je te dis ça. C’est vraiment pour être à l’aise, pour briser cette gêne devant la caméra, et surtout pour réfléchir à tes photos et à tes besoins. C’est vraiment là la différence.

 

Je trouve que c’est super intéressant, le processus que tu proposes. Ce n’est pas quelque chose qu’on retrouve partout sur le marché. C’est assez unique comme approche que tu as. Et justement, en parlant d’unicité, j’ai envie aussi de t’entendre sur ton modèle d’affaires, parce que je sais que tu proposes une approche aussi orientée vers le marketing, pour se mettre de l’avant de la bonne façon. J’ai envie que tu me parles de ton modèle d’affaires, et de comment tu fais ta promotion, ton développement des affaires. Parce que tu sais, dans le monde de la photo, ça peut parfois être limité. Mais toi, t’as comme explosé les barrières dans ton approche !

 

Je suis comme un petit rat de bibliothèque. J’ai toujours besoin de lire, de m’informer, de me renseigner. J’ai beaucoup de curiosité. Mon Audible est plein de livres de marketing et de neuroscience. J’aime apprendre. C’est sûr que je ne peux pas fit dans le moule. De toute manière, je n’ai jamais fit dans le moule de toute ma vie, et ça ne changera pas aujourd’hui. C’est inconcevable pour moi de fit dans le moule protocolaire de la photographie. Dès le début, quand j’ai décidé de faire de la photographie, je me suis ouvert un studio. Je partageais les locaux avec une massothérapeute, et une de ses clientes faisait du réseautage. J’ai tout de suite sauté dans le réseautage. C’était en 2013, j’avais 22 ans ou 23 ans. Je me lance en petite jeune dans le réseautage, et c’est ce qui a fait en sorte que j’ai fait du corpo par la suite. Sinon, ça s’en allait dans une vie de famille…

 

Lifestyle de famille et de mariage…

 

Lifestyle… Le réseautage a vraiment créé ma grosse banque de clients pour commencer. Aujourd’hui, j’ai encore des clients de ces années qui me rappellent que j’avais un bureau de comptable en 2014 ou 2015. Ils me rappellent d’être venus pour faire un refresh. Ça fait longtemps. Le réseautage a été un super bon apprentissage. Après ça, les livres sur le marketing ont fait en sorte que d’emblée c’était facile d’être sur Internet, sur Facebook et sur Instagram.

Tout a commencé en ayant une présence en ligne si je comprends bien. Tu n’as jamais été dans le marketing plus traditionnel.

 

Non. Et puis de toute manière, je n’ai pas le budget.

 

C’est sûr qu’il y a l’aspect budgétaire, oui.

 

Faire une publicité qui te coûte 1000 $ sans avoir un retour sur investissement ou une concrétisation, ça ne faisait pas de sens dans ma tête. J’ai mieux, je suis quelqu’un de verbomoteur : je parle, et je parle, et j’enchaîne le fait de parler à du monde. J’étais dans un groupe en 2013 ou en 2014, je l’ai quitté en 2016 ou en 2017, et le monde ne savait même pas quel était mon groupe tellement je me trouvais partout. Je parlais à tellement de monde que personne n’était capable de savoir mon groupe.

 

C’est ça. On parle d’une autre époque complètement. Mais est-ce que t’as déjà été en mode prospection, ou t’as toujours été plus en mode réseautage et attraction de clients ?

 

Je te dirais que j’ai toujours été là pour faire des connexions et des connexions et des connexions. Je n’aime pas me vendre là. Je hais ça. C’était plus facile pour moi de jaser, et de te dire que tu peux me trouver si t’as besoin de moi. Je n’aimais pas les propositions du genre « viens chez nous ». Ça ne me collait pas. J’aimais mieux quand je faisais des relations, et que ça faisait son chemin plus lentement.

 

C’est plus solide comme lien.

 

C’est plus solide. C’est peut-être pour ça que je n’ai pas adhéré tant que ça à de la grosse publicité. C’est peut-être pour ça que j’aime mieux être présente sur les réseaux sociaux. Des fois on me dit que je suis partout. Je suis comme : « Bah non, je fais juste ce que j’ai à faire ».

 

Et ça prouve que ça marche. T’es aux bons endroits.

 

On me dit que je suis partout, c’est ça. En même temps, je suis juste sur Facebook, LinkedIn des fois, et c’est tout.

 

Ça serait quoi en fait les différences majeures entre ton modèle d’affaires en 2013 et celui d’aujourd’hui, que ce soit dans ton service, ou dans la façon de promouvoir ? Quand t’as commencé, je comprends qu’il y avait beaucoup l’aspect réseautage. Donc tu dis que tu as quitté ton groupe de réseautage, mais pourtant, tu es quand même une fille qui est présente beaucoup sur les groupes, donc c’est comme une autre forme. Sais-tu ce qui a vraiment changé ?

 

C’est une autre forme de réseautage. Pour être bien franche, le réseautage prenait une grande partie de mon temps. Si tu veux faire du bon réseautage, ça te prend beaucoup de temps dans ta semaine. J’ai tellement de projets dans ma tête, et tellement de choses que je veux concrétiser. On a 24h dans une journée, et j’aimerais tant en avoir 36. Ça serait l’idéal, et je pourrai faire tout ce que je voudrai.

 

On en parle. On ne sait pas à qui il faut adresser la demande !

 

C’est ça qui fait qu’il manquait de temps dans ma semaine. Je sais qu’on peut réorganiser son temps de façon plus efficace et tout, mais quand je jase avec quelqu’un, je n’aime pas avoir de deadline.

 

Pas de structure ou d’horaire. Quand on aime parler, c’est difficile de dire : « J’ai réseau pendant 1 heure, et c’est fini après ça ».

 

Bah c’est ça. Tu vas commencer à me jaser de quelque chose, et je vais te dire que je connais quelqu’un qui fait ça. Là dans ma tête, je suis encore en mode réseautage. J’ai des amis qui viennent me voir pour savoir si je connais un inspecteur en bâtiments par exemple, et je leur propose telle ou telle personne. Ce n’est pas juste de moi que je parle. Il faut se connecter aux bonnes personnes.

 

J’imagine que ton offre de services a beaucoup évolué. Tu étais justement dans la séance de base. Aujourd’hui, t’as comme intégré l’univers visuel. T’as ton marketing, t’as mis en place une infolettre en 2013…

 

Je commençais. J’avais MailTeam dans le temps. C’était la seule affaire qui existait.

 

Comme les premiers pionniers là maintenant…

 

C’est ça. Je gardais les petites cartes d’affaires, et je les rentrais rentrée dans mon MailTeam, puis je renvoyais des petits courriels hyper maladroits de temps en temps, mais avec plein d’intention. Il faut commencer. Petite remarque : ne vous mettez pas de stress pour votre marketing ! Vivez les étapes que vous avez à vivre. Vous ne vous rendrez pas à l’endroit où se trouve quelqu’un qui fait du business depuis 10 ans. Vous ne pouvez pas arriver du jour au lendemain en claquant des doigts. Puis en faisant comme : « Je veux une infolettre avec 500 inscrits, un Facebook avec 4000 personnes, et un Instagram avec 10000 personnes ». Sorry not sorry, mais ça va prendre le temps que ça prendra. Ne vous stressez pas avec ça. Il y a des stratégies pour y aller doucement, mais de façon alignée…

 

Je parlais avec quelqu’un cette semaine. On avait la discussion sur la fameuse question d’avoir ou non un groupe Facebook, parce qu’il y a des écoles de pensée différentes là-dessus. La personne me dit : « OK. Mais si j’invite les gens sur mon groupe Facebook, et qu’on n’est juste 15, j’ai comme un mal-être par rapport à ça. Je me sens mal, et j’ai peur d’avoir l’air de jouer petit ». Dans la discussion, il y avait une autre participante qui avait ajouté un point super important, qui est d’honorer le fait que ce groupe est tellement petit qu’il représente une communauté beaucoup plus serrée. Il faut honorer cette espèce de début de quelque chose vu qu’on a un noyau très serré au départ. Tout est une question de mindset quand on commence.

 

Dans le fond, tu peux mentionner qu’il s’agit de membres fondateurs. Le marketing est tellement différent. Il y a eu de beaux jours et de mauvais jours. C’est la manière avec laquelle tu amènes ton marketing qui va faire la différence. Est-ce que tu utilises le marketing de façon requin, ou tu l’utilises de façon bienveillante en voulant amener quelque chose à ton client et en voulant l’aider ? C’est là que tout se joue.

 

Tout à fait. C’est vraiment de servir un besoin avant tout, plutôt que de dire : « J’ai besoin de clients parce que je veux augmenter mon chiffre d’affaires ». Le mindset est complètement différent.

 

Dans le temps, je faisais des mini-publicités pour des mini-séances. Je n’en fais plus là. Si quelqu’un a envie de travailler son univers visuel, ça va me faire plaisir de l’aider. Je suis dans le lancement de ma prochaine cohorte, mais je ne crie pas sur les toits que ma cohorte revient. Je vais donner 3 masterclass. Je te donner avant de te demander en fait.

 

Plus dans la philosophie d’attraction de clients, plutôt que dans la prospection du genre : « J’ai une offre pour toi ».

 

« A toi, cher entrepreneur… »

 

Oui. On en connait tous, des gens qui ont cette approche-là. En tout cas je ne pense pas que ça fonctionne en 2021. Écoute, c’est le temps qu’on avait pour la première partie de l’entrevue. On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième partie. Bye Marrie-Eve.

 

Bye bye !