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Dans cette 2e partie d’entrevue, j’ai eu envie de parler de stratégie marketing avec Marrie-Ève. Elle nous parle de ses propres stratégies pour se démarquer dans une industrie vaste ou les joueurs sont nombreux. On aborde également les tendances, l’engouement pour la photographie ainsi que de l’importance de bien choisir son photographe.

 

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Transcription

 Voici la deuxième partie de l’entrevue réalisée avec Marrie-Eve Larente, photographe et créatrice d’univers visuels.

 

Bienvenue sur le podcast 180 Degrés ! Mon nom est Mélanie Halley, et je suis consultante en marketing web. J’ai fondé mon entreprise, Synapse Marketing, dans le but d’accompagner les PME à se tailler une place de choix parmi les géants ! J’offre mon expertise aux entrepreneurs afin de réaliser une transition web cohérence, en mettant en place des stratégies marketing intègres et authentiques, qui font rayonner leur entreprise et assurent leur croissance.

 

Le podcast 180 Degrés vous présente des modèles d’affaires inspirants, des conseils et des pratiques gagnantes, en plus de mettre en lumière les PME d’ici qui, comme vous effectuent un virage numérique. Bienvenue dans l’univers de 180 Degrés !

 

Bonjour tout le monde alors. Bienvenue dans cette deuxième partie d’entrevue avec Marrie-Eve Larente, photographe et créatrice d’univers visuels. Donc si vous avez manqué le premier épisode, je vous invite d’aller l’écouter avant. Ça va être beaucoup plus facile pour suivre la discussion aujourd’hui. Donc re-bonjour Marrie-Eve.

 

Hello.

 

Ca va toujours bien ?

 

Bah oui.

 

Good. Donc on a parlé beaucoup en fait dans le premier épisode de ce que c’est que l’univers visuel, de ton modèle d’affaires en 2013 et de son évolution. On a aussi parlé de stratégie marketing, parce que je pense que ça fait vraiment partie de tes forces dans le métier de photographe. J’ai envie de savoir quelle est selon toi l’action numéro 1 qui te rapporte le plus dans toutes les stratégies marketing que t’as mises en place.

 

C’est sûr qu’il faut bien cibler où est-ce que tu veux mettre tes efforts. Est-ce que ton client idéal est là ? Facebook, Instagram et LinkedIn n’ont pas la même clientèle. Je te dis ça, et je devrais être encore plus sur LinkedIn, mais ce n’est pas fluide pour moi, c’est un peu plus difficile. Mais je sais que ma clientèle est sur LinkedIn.

 

C’est un apprentissage. Je commence à être plus présente sur LinkedIn. Au début, j’y allais à reculons, donc je te comprends là-dessus.

 

C’est ça, il faut apprendre. Mais je te dirais de bien choisir sa plateforme et de ne pas hésiter à donner. On en a parlé à la dernière partie. Dans les dernières semaines, je m’implique vraiment plus dans le copywriting. J’essaie d’écrire des textes qui vont vraiment rallier la vie que mon client vit. La semaine passée, j’ai fait une infolettre, et une cliente était comme : « C’est comme si tu me décrivais. M’as-tu espionnée pendant quelques jours ? » Je lui ai dit que c’était juste parce que c’est comme la vie de toutes mes clientes.

 

C’est ça, ça raisonne beaucoup quand tu parles de quelque chose dans leur monde.

 

C’est ça. En ce moment, je vis une belle courbe ascendante, et ça fait en sorte que ça connecte fois 1000. Quand je m’applique en écrivant un texte, il me coûte moins cher.

 

C’est un point super intéressant que tu abordes. Des fois, les gens veulent mettre beaucoup d’emphase sur le côté technique pour construire leur campagne publicitaire, et on trouve que c’est complexe. Avec les années, bien sûr que Facebook a simplifié le processus dans le manager de publicité. Mais tu marques un point là. L’importance de la rédaction dans nos publicités peut nous sauver des coûts énormes.

 

C’est ça. Je peux simplement dire : « Eh guys, j’ai 3 masterclass ! Viens t’inscrire. »

 

Inscris-toi, clique ici, et puis voilà !

 

Quand je compare ça à une publication avec un texte qui est plus rallié, avec des images qui représentent vraiment ma clientèle, ça donne plus de sens, et ça permet vraiment de connecter.

 

Mais c’est clair que c’est une compétence. On parle de copywriting, et on peut aussi dire la rédaction persuasive, la capacité de raconter des histoires. Les gens vont entendre le nom de storytelling. Ça reste l’une des compétences que les gens recherchent beaucoup. Quand la publicité Facebook a commencé, ça ne coûtait pas cher, même avec un créatif pas cool. Ça fonctionnait même avec une campagne faite n’importe comment. Mais là, il y a plus de demande. Il faut savoir se démarquer.

 

Il faut mettre de belles photos, oui, mais aussi y associer un texte qui va percuter. En soi, mon autre publicité est faite avec de belles photos, mais le texte ne colle pas. Je dois l’arrêter au courant de la journée pour essayer d’en sortir un autre. Il faut faire des tests, mais aussi savoir ce que ton client vit. C’est là qu’on va taper dans le mille.

 

Il faut aller chercher des connaissances et des compétences en marketing pour propulser ton offre de service. Dans le premier épisode, on a beaucoup parlé de réseautage, du bouche à oreille. Après, pour convertir, pour avoir des réservations d’univers visuels et de séances photos, là, c’est tes compétences en rédaction.

 

Il faut quand même que tu saches ce que ton client recherche, ce qu’il vit, ce que tu vas amener dans sa vie comme transformation, des trucs comme ça. Je suis dans des groupes de photographes, et des fois je me dis que tu as toutes les réponses. C’est quoi que tes clients vivent ? Réponds à cette question et tu auras genre 40000 posts à faire sur les réseaux sociaux. Il faut juste connecter avec ce que ton client vit, avec ce que tu vas amener comme transformation, et ça va t’ouvrir un champ infini de possibilités. Essaie de comprendre ça et de vulgariser les choses. C’est pour ça que j’ai lancé le podcast, parce que c’est plus facile pour moi de parler que d’écrire. Là, je suis en train d’essayer de forcer mon cerveau à écrire, mais c’est tout un art à apprendre et à pratiquer.

 

Oui, ça se développe. Comme tu l’as dit, tu étais plus à l’aise à l’oral. Pour d’autres, c’est l’inverse. Ils disent qu’ils aiment mieux se cacher derrière leur clavier et écrire sans se mettre de l’avant, parce qu’ils sont gênés.

 

En fait, j’ai lancé mon podcast, et après 2 épisodes, j’avais déjà conclu un univers visuel. J’expliquais juste c’est quoi la différence entre le brand, le branding, et le personal brand. C’est l’un des premiers épisodes-là…

 

Ce n’est jamais le meilleur.

 

Il faudrait que je le refasse. Je n’ai jamais converti aussi vite avec le podcast. Mais je le fais pour transmettre. Je ne l’ai jamais écrit, c’est peut-être ça aussi.

 

Super intéressant.

 

Moi je passe du coq à l’âne.

 

C’est bien correct.

 

Je n’ai pas de pingpong dans ma tête. Des fois, j’ai comme des petits singes qui jouent au pingpong ensemble, puis après je pars sur une bulle, et c’est ça.

 

Ça fait des discussions super intéressantes, il n’y a aucun problème. L’autre sujet que j’avais envie de t’entendre, avec la pandémie actuelle, on a toujours dit aux gens de se réinventer. A un moment donné, il y a des choses à réinventer, et d’autres qu’on ne peut pas réinventer. J’ai envie en fait que tu parles de ce que la pandémie a justement changé dans ta façon de faire, ton marketing, tes services, autre que juste porter un masque et respecter les 2 mètres. Qu’est-ce que ça a changé là ?

 

Au début, on a eu un petit confinement. Après, on ne savait pas trop si on pouvait ouvrir ou pas. Une chose qui était difficile, et qui l’est encore aujourd’hui, c’est de ne pas toucher aux gens, parce qu’il faut que je place des cheveux, des vestons, et des chemises. J’avoue que j’ai un toc. Tu sais, autour de la cravate, la chemise qui plisse tout le temps, ça m’énerve. J’ai un toc. Tant que la chemise n’est pas bien placée avec le monsieur que je photographie…

 

Ça va t’agacer jusqu’à la fin.

 

Ça va m’agacer jusqu’à la fin. C’est difficile de ne pas pouvoir toucher le gens. Des fois, c’est drôle, je ne peux pas placer la chemise, et ça me démange, et je demande à la personne de bien placer sa chemise, parce qu’après, elle verra sa photo et elle va faire comme « non… »

 

« Y a comme des plis… »

 

Story time ! Une fois, en 2014 je pense, il y avait un monsieur qui avait une chemise avec ces plis-là. Il m’a demandé de les retoucher avec Photoshop. Maintenant, plus jamais je n’accepte de prendre une photo avec ces plis…

 

Bah c’est clair qu’il vaut mieux régler lors de la séance que sur Photoshop. Ça prend moins de temps.

 

Mon professeur nous l’avait dit. C’est mieux de le faire en séance, parce que ça coûte plus cher sur Photoshop. Si tu le fais une fois en live, tu n’auras pas besoin de le faire sur chacune des photos sur Photoshop. C’est ça. Ça me manque énormément de pouvoir être proche des gens. Il y a aussi le fait qu’avec la pandémie, on ne sait pas ce qui est ouvert et ce qui est fermé. Il y a beaucoup de monde qui pensait que moi j’étais fermée, alors que je pouvais être ouverte tout le long de la pandémie.

 

Ah oui, bah tu vois…

 

Parce que je fais du corpo, et c’est pour la publicité. Là, tu avais comme un choix décisionnel à savoir si tu vas, en tant que photographe commercial, continuer de le faire. Anyway. Ca appartenait à tous et chacun. Tu avais le choix de fermer ou d’ouvrir. On avait le droit d’ouvrir vu que les entreprises ont besoin de publicité pour pouvoir continuer à être effectives. Pour être sur Uber Eats, il fallait avoir des photos de qualité. Entre un sandwich pris en photo avec un iPhone, et un sandwich pris avec un beau contexte avec une caméra professionnel, le choix est facile.

 

Bon point. Je n’avais jamais pensé à ça, mais c’est un excellent point ! Et toi, dans le fond, tu as vécu malheureusement une baisse de demande pour tes services.

 

Oui, mais en même temps, au printemps… Tu sais, au printemps, on était niais. On croyait que ça aller durer quelques mois.

 

Et c’est fini…

 

C’est fini après le premier confinement. Mais non. Anyway. En fait là, il y a eu comme un certain engouement. Tout le monde a compris qu’il fallait être visible.

 

Bah oui.

 

J’ai comme profité de la vibe, et j’ai lancé ma cohorte. Parce que sans la pandémie, je n’aurais jamais lancé ma cohorte. Et j’ai eu complet. Le seul problème, j’ai une cliente qui a pris la cohorte, et qui était en Suisse, et on attend toujours que les douanes rouvrent pour qu’on puisse finir son univers visuel. On pensait que ça allait se terminer rapidement, et j’étais censée aller en France puis en Suisse.

 

Faire des belles photos…

 

En octobre…

 

Waouh ! C’est une belle naïveté qu’on avait !

 

Beaucoup ! C’est ça. C’est sûr que la pandémie a changé beaucoup de choses dans mes services. Je m’en allais à international dans les prochaines années, et le Covid a tout scrappé.

 

On va rester positives. On ne peut pas dire que ça a tout scrappé, mais ça a plutôt reporté l’échéance de ton projet.

 

Exact. En 2020, j’allais en Mexique, à New York, et en France pour faire des séances photos. Là, Covid a comme changé ça. Mais ça a fait en sorte que j’ai plus de temps pour réfléchir à mes forfaits, à mon offre. Donc oui, ça a apporté du bon quand même.

 

C’est ça. Tu as parlé de l’effervescence qu’il y a eu avec la cohorte. Mes collègues qui font des sites web ont été hyper occupés. Et pour faire un site web, ça prend de belles photos. Des photos prises avec un iPhone ne rendent pas justice à ton design…

 

Il y a eu un essoufflement. Quand il y a eu le deuxième confinement, le moral n’était plus là de se faire prendre en photos. Il y avait d’autres choses à faire avant ça.

 

C’est sûr que quand tu as une situation plus difficile, tu n’as pas nécessairement envie d’aller t’exposer en photo et tout ça.

 

Et puis, les coiffeurs sont fermés.

 

Les restaurants…

 

Les repousses sont visibles.

 

Ah oui, dans ce sens-là. Je comprends ce que tu veux dire…

 

Même moi j’ai une repousse là. Il y a des femmes, et même des hommes qui ne pouvaient pas avoir de coupe. Donc là, tu viens faire une séance photo sans avoir une coupe, ça ne marche pas là.

 

Et ça va être sur ton site pendant 5 ans…

 

En fait, un en impacte un autre. L’esthéticienne a son impact dans ma séance photo, parce que tu vas aller faire un facial paisiblement une ou deux semaines avant, pour avoir une peau radieuse. Ensuite, tu vas aller te faire couper les cheveux, pour que ça soit comme dans la vie de tous les jours. En ce moment, mes cheveux sont délavés, et je n’irai pas me prendre en photo, parce qu’ils ne sont pas à la couleur qu’ils devraient avoir.

 

J’ai aussi envie de te parler de l’industrie de la photo en général, parce que t’es dans le milieu depuis 2013. Pour moi, t’es comme une pionnière. Pas une pionnière, vu qu’il y en a d’autres comme toi, mais t’es là depuis longtemps. Je sais que t’as ton créneau de photographie corporative, avec tous les univers visuels que tu crées. Mais j’ai envie de t’entendre sur c’est quoi les grandes difficultés de l’industrie de la photo.

 

On est vraiment beaucoup là. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de photographes.

 

Mais est-ce qu’ils sont tous vraiment photographes ? C’est ça aussi le débat. Il y a des gens qui font ça de façon amateure. Peut-être ils sont en formation. Est-ce que tu les comptes quand même comme des concurrents ?

 

En même temps, quelqu’un qui est à temps partiel a peut-être plus de talent que quelqu’un qui est à temps plein. C’est tellement relatif. Je ne frappe pas sur la tête des temps partiels, parce qu’il y en a qui ont un talent hallucinant, et qui font tellement de la belle photo, comme il y en a d’autres qui sont à temps plein et qui font des photos nulles. Ce n’est pas le temps alloué qui est vraiment important. C’est surtout le prix qui change. Ne dévaluez jamais votre travail. Ce n’est pas parce que tu es à temps partiel que tu vas charger 50 pièces. Ce n’est pas ça que ton travail vaut. Ton travail vaut beaucoup plus que ça.

 

En tout cas tu me le corrigeras si je me trompe. Je pense qu’en photo, il faut calculer le temps de la mise en place du studio, le temps de la séance, et celui de la retouche de la photo. Au final, tu as quand même plus qu’une séance d’une heure.

 

Vous voyez un iceberg là.

 

C’est sûr. C’est beaucoup plus long.

 

Les clients voient l’iceberg. Ils ne voient que le top, mais en dessous, il y a un autre travail. Chacun de mes clients reçoit un PDF. Ce n’est pas que je suis égoïste, mais lors des dernières semaines, une photographe nous a demandés nos PDF de préparation, et j’étais comme : « Sorry not sorry, je ne vais pas te donner le mien ». J’ai mis tellement d’heures dedans. Chaque point est choisi et bien préparé. Chaque fois qu’un client vient avec moi en studio, il y a comme un processus qui se fait : il reçoit un PDF, il reçoit un contrat, et une facture après, puis une galerie. Avant la galerie, il y a tout l’editing des photos qui se fait pour que ça soit présentable. Après ça, il y a la sélection. Moi je délègue ça a des retoucheurs, et il faut que je regarde les photos après. Quand j’envoie les photos, je dois répondre à des questions s’il y en a, et je dois savoir si le client a besoin de quelque chose, etc.

Mais est-ce que tu penses que c’est un problème de perception ? C’est sûr que toi, dans ta niche corporative, les gens sont habitués à investir peut-être un peu plus maintenant. Tu parlais de mini-séances, mais on voit souvent des annonces de photographes qui vont faire des mini-séances de 15 minutes à des prix vraiment très abordables. Ça peut jouer sur la valeur perçue là ?

 

En même temps, tu as l’utilisation qui est faite de ta photo. Ce n’est pas tout le monde qui est au courant de ça. Déjà là, il y a un travail à faire. Si une maman prend une photo familiale, et qu’elle la publie sur son site Internet pour vendre un produit qui apparait sur la photo, ce n’est pas la même utilisation. Même si tu es venue à la base pour faire une photo de famille, il s’agit maintenant d’une photo commerciale, du coup, il y a des frais à débourser. Il y a même des photographes qui ne sont pas au courant de ce volet. Quand les photographes commencent, ou qu’ils travaillent à temps partiel, et qu’ils ne sont pas très au courant, il y a souvent des questions sur combien charger pour une séance photos. Il y en a tellement sur les groupes de photographes. C’est correct d’apprendre. Après, des fois, quand quelqu’un cherche un photographe professionnel, tu as les 75 photographes qui viennent mettre leur lien. Je le fais aussi là, et j’ai eu des contrats comme ça aussi, mais il y a une différence entre 2500 pièces pour un univers visuel et une séance de 75 pièces. Je vais aller avec le moins cher, et je vais penser à ma poche, mais en même temps des fois, investigate. Vérifie même que les photos sur Internet sont les vraies photos du photographe en question, parce que oui, ça arrive. Spoiler alert !

 

Oups, oui.

 

Vérifie ci, vérifie ça. Vérifie s’il y a vraiment de bons commentaires. En ce moment, avec le mouvement #MeToo là…

 

Oui, j’ai pensé à la même chose. Il y a aussi le phénomène d’influenceurs qui a amené une espèce de mode de se photographier, et d’avoir des photos de soi dans différents contextes. Je pense que ça amené aussi des photographes un peu moins éthiques qui sont là plus pour…

 

Je vous dirai, surtout les filles là, quand vous allez à une séance photo, et que c’est un homme, je ne veux pas généraliser, mais s’il vous plait allez avec quelqu’un d’autre. Même si ce n’est pas une séance photo nue ou en lingerie, make sure que la sécurité est là. C’est un des fléaux dans l’industrie.

 

Je ne pensais pas que c’était à ce point répandu. Je pensais que c’était des cas isolés, tu vois.

 

On n’arrêtera jamais de le dire : les filles, faites attention. Je ne veux pas dire qu’il y en a beaucoup là…

 

Les gens ont quand même confiance pour faire des photos. Ce n’est pas ça le message, mais il faut être prudent, on va dire ça.

 

Oui vraiment. Pour revenir aux photographes à temps partiel ou les photographes à temps plein, je comprends qu’on a un processus à faire. Mais s’il y a des photographes qui nous écoutent en ce moment, faites attention à vos prix pour qu’ils soient à la hauteur de votre talent, qu’ils soient concurrentiels mais de la bonne façon, et que ça ne soit pas une concurrence déloyale mais une concurrence amicale.

 

Excellent conseil.

 

Au pire, si tu trouves que c’est trop cher, travaille jusqu’à ce que ça commence à être pas assez cher. Mes univers visuels, je les ai augmentés 3 ou 4 fois. J’atteins un moment où je fais comme : « Ce n’est pas assez cher. Je donne trop. Il faut que j’augmente ! » A chaque processus, tu rajoutes quelque chose de plus…

 

Et ton expérience augmente. Ta vision…

 

C’est sûr. Là, j’étais en train de réfléchir au fait de donner aux filles de ma cohorte et de mon univers visuel des cadeaux. Je dis les filles, parce que c’est pratiquement ça que j’ai comme clientèle. J’aimerais leur donner une boite cadeau, avec des cahiers et des chandelles dedans, pour se ressourcer. Tu l’ouvres, et ça te rend contente. Il faut que je les trouve. Je vais peut-être payer 100 pièces pour cette boite. Si tu es contente, je le suis aussi.

 

Ça crée des « waouh ». Ça crée des expériences augmentées.

 

Mais tu sais, c’est juste les univers visuels qui vont recevoir ça.

 

C’est ça…

 

L’expérience client doit être vraiment à son summum tout le temps. C’est sûr que des fois on peut en échapper, mais c’est ça.

 

Cool. En tout cas, je trouve que ça conclut bien cette deuxième partie d’entrevue. En terminant, j’ai envie de savoir en fait où on peut te retrouver sur les réseaux sociaux pour travailler avec toi. C’est comme ta minute de plug où tu peux parler de ce qui soit bien pour toi…

 

D’écrire Marrie avec 2 « r » !

 

Ah oui, il faut le préciser.

 

Ce n’est pas une erreur, et ce n’est pas du bégayement. Marrie. Tu peux me trouver sur Instagram, Facebook, ou LinkedIn, sous le nom MarrieEvePhoto. C’est toujours le même nom. Petit hint, s’il vous plait, gardez toujours le même nom sur tous vos réseaux, c’est plus simple. Sinon, vous pouvez me retrouver sur http://marrie-eve-photo.com. Un autre jour, je t’expliquerai pourquoi Marrie s’écrit avec 2 « r ».

 

Ah oui, ça m’intéresse.

 

Je ne suis pas née avec 2 « r » !

 

Oh mon Dieu ! Tu finis en lâchant une bombe comme ça ? Oh my God !

 

C’est ça.

 

Cool. Waouh ! En tout cas je te remercie vraiment d’avoir accepté mon invitation. C’était super intéressant.

 

Merci à toi.

 

Je pense qu’on aurait pu jaser pendant des heures de la photographie, de l’univers visuel.

 

Du marketing sûrement.

 

C’est ça. On a des univers très connexes et des passions communes. Je pense qu’on aurait pu parler encore. Écoute, peut-être tu reviendras !

 

Moi je veux essayer de faire des podcasts en vrai.

 

Génial ! Ça serait cool ça. On se donne rendez-vous en 2022 pour réaliser ça ? Sur ce, je vous souhaite une belle semaine. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre épisode de 180 Degrés. Bye bye tout le monde !

 

Bye !